Lettre ouverte 31/01/03
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Voici une nouvelle lettre ouverte destinée à Jacques Chirac que nous a fait parvenir Gabriel Enkiri

Vous avez des idées pour la paix vous pouvez nous les envoyer ici


A l’attention de Jacques Chirac

   Président de la République                                                

Monsieur le Président,

Face à l'offensive américaine en Europe, relayée par l'Angleterre, il vous faut, plus que jamais, vous appuyer sur l'opinion mondiale, dans sa grande majorité favorable à la paix.

Avec le Chancelier allemand, Gerhard Schröder, vous devez vous rendre à l'ONU pour proposer à l'Assemblée Générale une grande Conférence qui pourrait se tenir à Genève. Ces derniers jours, la Suisse a elle-même proposé de l'accueillir. L'objectif de cette  grande Conférence serait tout simplement de  faire la paix entre Israël et les Palestiniens (et le monde arabe) sur la base de deux États, avec des frontières sûres et reconnues, garanties par l'ONU, la Conférence se tenant bien évidemment sous son égide. Cette proposition vous vaudrait le soutien de son Secrétaire Général, Kofi Anan et de tous ceux qui sont conscients que l'Assemblée internationale, créée en 1945 pour "empêcher les guerres et régler tous les conflits par la négociation", aura du mal à survivre à une guerre imposée par l'actuel gouvernement américain.

En plus du soutien de l'ONU et de son Secrétaire Général, vous pouvez également  obtenir celui du Pape ! Au moment où les gouvernements polonais, italien, espagnol et portugais, se rallient à la politique belliciste de G.W. Bush, il va de soi que l'engagement de Jean-Paul II, chef spirituel des catholiques du monde entier, en faveur  de la paix, qu'il a toujours défendue, notamment au Proche-Orient, gênerait considérablement le parti de la guerre - pas seulement en Pologne et en Italie !

Si, en outre, vous proposez une refonte démocratique de l'ONU et le  transfert de son Siège à Beyrouth - afin que l'Assemblée internationale, sur place, puisse exercer un contrôle direct sur l'application du Traité de Paix, ratifié par voie de referendum, à l'issue de la Conférence, par les Israéliens et les Palestiniens, vous gagnerez, à n'en pas douter, la " bataille pour la paix"  devant l'opinion mondiale.

Comme vous le voyez, Monsieur le Président, la situation n'est pas désespérée, loin de là. A vous d'agir, avec le Chancelier allemand, sans perdre un seul jour !

                                                                                                                                                       bien respectueusement,
                                                                                                                                                       Gabriel Enkiri